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dimanche 26 juillet 2015

La véritable histoire sur la fin du Drapeau du 8e Zouaves en 1940

Dans de nombreux  ouvrages  historiques , il est écrit que le drapeau du 8e Régiment de Zouaves a été brûlé sur les plages de Dunkerque avant que le régiment soit fait prisonnier.
Ceci est une grave erreur historique.
Monsieur louis BOULEAU, que j'avais rencontré au Fort des Dunes à Leffrinckoucke lors du 70e anniversaire de l'opération DYNAMO, m'avait informé qu'il effectuait des recherches pour réparer cette erreur.
En étant secrétaire au Q.G de la 12e D.I.M du Général JANSSEN en 1940, il savait que ce drapeau n'avait pas été brûlé à Dunkerque . je lui avais dit que j'effectuais également des recherches sur le 8e Zouaves et que je serais très heureux de l'aider.
Louis était notre  mémoire vivante, simple et très courtois, nous avions lié entre nous  une amitié sincère et indestructible.
 Il avait écrit au musée de l’Armée, lu des rapports d’anciens Zouaves pour  rétablir la vérité. J'ai recherché dans les archives du 8e zouaves ou nous pourrions trouver la confirmation que le drapeau n'avait pas été brûlé à Dunkerque.
Le 8e Zouaves faisait partie de la 6e Région militaire et son dépôt de guerre, le n° 64 était stationné à Reims.
Et miracle, je découvrais les archives du Dépôt qui était au S.H.D de Vincennes. La côte 34N384 renfermé un rapport du Chef de Bataillon MAURY, Commandant du dépôt n°64.

Nous avions différents rapports qui nous donnaient  déjà raison  mais celui  là était la clé de cette énigme.

Voici  un extrait du J.M.O du Capitaine HUET jacques.
"Dans la journée, le lieutenant BREROT , trésorier et porte drapeau a été envoyé vers l’arrière. Je conserve le renseignement pour moi. Ce n’est pas rassurant."

Le rapport du Sergent Chef Munier
"Le 19 Mai, après midi nous sommes à Ciply (sud de Mons) Belgique, la situation est critique, les boches sont à proximité. Le 3e Btn/8 fait 2 prisonniers à l’entrée du village. Nous sommes au P.C du régiment à l’école. Le colonel donne l’ordre au lieutenant Brérot officier des détails de se rendre au Quesnoy, avec le drapeau et la caisse  du corps (700 000 frs) pour se mettre sous la protection d’une compagnie de télégraphistes, car le régiment va faire mouvement et la situation actuelle est trop sérieuse et nous ne pouvons rester là avec l’emblème. A 13h30 nous partons,  Le lieutenant Brérot, moi et le chauffeur (Lerondeau Marc ) en direction du Quesnoy"

En  connaissance de cause par rapport à la situation de l’armée Française, le Lieutenant-colonel ANZEMBERGER avait décidé  entre le 18 et 20 Mai 1940 de mettre à l’abri l’emblème de son régiment.

Voici un résumé du rapport du Chef de Bataillon MAURY
« Côte archives 34N384 au SHD de Vincennes. »

La situation de l’armée s’étant dégradée, le dépôt qui était stationné à Reims, caserne Maistre, fut replié sur le territoire de la IVe région, à Domfront (Orne) lorsque l’offensive allemande déclenchée le 10 Mai 1940 menaça Reims. Le Lieutenant Brérot dû  rejoindre le dépôt d’infanterie n°64 à Domfront pour remettre la caisse et le drapeau à l’abri.
Le chef de Bataillon MAURY, qui commandait le dépôt de guerre d’infanterie n° 64 en juin 1940, explique dans un rapport comment  il a sauvé le drapeau.
C’est le commandant THOMAS qui signa le reçu le 11 juin pour  la prise en compte du drapeau du 8e Zouaves. Le chef de bataillon Maury et le lieutenant Heitz quittèrent  Domfront le lundi 17 juin vers midi pour aller cantonné à Heussé (Manche). En voulant gagner Saint-Ellier, à hauteur du village de Saint Mars sur la Futaie, ils tombèrent  sur des colonnes  motorisées allemandes sur la route Goron, Saint-Ellier, Fougères.
Ils se retrouvèrent au milieu de 2 colonnes allemandes. Dans sa voiture se trouvait en effet le drapeau du 8e Zouaves et il convenait de ne pas laisser ce drapeau tomber aux mains de l’ennemi. Le drapeau du 8e Zouaves, venant de la région de Mons (Belgique) avait été apporté au dépôt 64, qui administrait le 8e Zouaves, à Reims vers le 20 Mai 1940 par le Lieutenant BREROT officier des détails de ce régiment. 
Dans un chemin, le drapeau du 8e Zouaves fut arrosé d’essence et incinéré. La Hampe n’ayant pu être détruite, fut dissimulé dans des buissons. Le commandant conserva par devers lui la croix de la légion d’honneur et l’aiguillette de la fourragère rouge du drapeau. Il fut fait prisonnier par les allemands et envoyé avec les autres officiers du dépôt en captivité à l’Oflag V A situé à Weinsberg. Il a réussi à dissimuler ces deux reliques pendant toute sa captivité et a pu les ramener en France.
Le 9 aout 1941, tous les officiers du dépôt 64 quittèrent le camp de Weinsberg pour être rapatriés en qualité d’anciens combattants. Le commandant MAURY garda à son domicile à Paris les reliques du drapeau du 8e Zouaves et ont été remises ensuite au Musée de l’Armée le 22 janvier 1946.

Nous avions ainsi corriger cette erreur historique sur la fin du drapeau  du 8e Zouaves .

Merci à Louis pour m'avoir conduit à rechercher et à trouver la vérité.




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